L’apprentissage d’un nouveau métier

L’apprentissage d’un nouveau métier - Lara Dubreuil

Souhaitant rapidement trouver un emploi après l’école, j’avais opté pour une formation professionnelle, plutôt qu’un parcours universitaire. Les études n’ayant jamais été mon fort, je voulais mettre les chances de mon côté en faisant quelque chose pour laquelle au moins j’avais du talent. J’avais hésité entre l’esthétique et la coiffure. Craignant d’avoir des difficultés au niveau de la recherche d’emploi pour le premier choix, j’avais opté pour le second. Une fois diplômée, je pensais donc ouvrir mon propre salon. Bien entendu, pour ce faire, j’avais d’abord besoin d’une base solide en la matière, un passe-temps ne pouvant me mener vers mon objectif. Je me suis donc mise à la recherche d’un centre de formation professionnelle en coiffure. Je n’eus pas à chercher longtemps, et ils étaient enclins à accepter la débutante que j’étais.

Un talent inné

Le premier jour, nous avions commencé par les bases de la coiffure. Après avoir fait le tour des instruments, la formatrice nous avait enseigné les différentes coupes. Pour nous permettre de bien assimiler la théorie, elle nous fit directement des démonstrations pratiques à l’appui. Ses mains étaient extrêmement habiles et le résultat remarquable, les modèles étaient heureuses. Chaque jour, j’apprenais de nouvelles choses, brushing, lissage, permanente, coloration… Tout était passionnant. Petit à petit, en faisant de la pratique, je m’étais aperçue que j’étais faite pour ce métier. Les gestes me venaient presque naturellement, tandis que je voyais mes collègues se démener tout au long de la formation. Inévitablement, j’étais devenue la préférée de la formatrice qui s’était aperçue de mon talent.

Un choix judicieux

Pendant les six mois qu’avait duré la formation, j’avais excellé, dans chaque matière. Cette expérience avait été très enrichissante pour moi, et j’avais fait de mon mieux pour partager cette vision avec celles qui avaient failli se décourager. À la fin de la session, la promotion entière avait été diplômée. Y ayant pris goût, je m’étais inscrite à une formation sur l’esthétique juste après cela. Cela s’était également très bien passé. À terme, avec tous mes acquis, j’avais pu ouvrir un salon de coiffure et d’esthétique à mon nom. Il m’avait bien sûr fallu faire un prêt prive à la banque pour le lancement, mais mon affaire avait très vite démarré, si bien que deux ans plus tard, j’avais pu ouvrir une annexe. Je fus très heureuse d’avoir fait ce choix plutôt qu’un autre.