Des soins, plus que revitalisants

Des soins, plus que revitalisants - Lara Dubreuil

Le succès de ma planification financière personnelle m’avait conduit à prendre un forfait dans un centre d’esthétique. J’avais pris le choix de me faire épiler à l’électrolyse pour que cela soit durable. Cela demandait quelques séances que je suivais régulièrement. Le résultat fut exceptionnel. Je m’attachais à ce lieu si agréable. Les esthéticiennes étaient charmantes. Elles n’avaient pas une tenue blanche conventionnelle, mais de jolis chemisiers colorés, des jupes à volants pour certaines, d’autre en avaient de forme droite. Leurs différentes personnalités s’exprimaient et ce joyeux mélange de genre était agréable à contempler. L’attente dans le salon de thé était le moment pour mes amies et moi de nous retrouver. Des boissons chaudes étaient servies avec des biscuits ou des pâtisseries. Nous prenions nos rendez-vous de façon à rester une heure ensemble avant nos soins. Ensuite, une des jeunes femmes de l’établissement venait nous chercher.

J’avais opté pour des massages, cette fois-ci. Avec Alice, nous avions demandé à passer en même temps. J’avais vu cette possibilité sur leur site Internet. Nous étions en pleine conversation quand l’heure de la prestation arriva. Deux masseuses nous attendaient dans une cabine à la décoration minimaliste. Une douce odeur d’huiles essentielles flottait dans l’air. La serviette sur laquelle je m’étendais était souple et tiède. Alice ferma les yeux, son visage tourné vers moi reflétait une détente intérieure que je lui enviais. Les mains de la jeune femme commencèrent à me pétrir le dos. Je ressentis un profond soulagement. J’expérimentais le lâcher prise. C’était exactement ce qu’il me fallait actuellement. Mes sens s’engourdirent, j’avais l’impression de flotter. Cette sensation de bien-être semblait de pas avoir de fin.

Je sentis une douce secousse à l’épaule. Je m’étais endormie, tout comme mon amie. Nous avons ouvert les yeux en même temps. Souriantes, apaisées, nous nous sommes levées avec lenteur, profitant de la torpeur qui nous envahissait encore. Somnolentes, nous nous sommes habillées et nous avons pris la direction de la sortie. En nous retrouvant devant l’entrée principale, nos regards se sont croisés. Toutes les deux, nous n’avions qu’une envie, c’était d’aller retrouver notre confortable canapé. Un vent frais me saisit, je frissonnais, ce qui m’éveilla. Mon assoupissement avait été passager. Comme toujours, mon énergie prodigieuse reprenait le dessus. J’exposais à Alice ce changement. Je me sentais prête à faire la fête toute la nuit. Je la motivais en lui précisant que nous pouvions aller à une soirée qui se tenait à quelques pas de là. Nous avons dansé, plaisanté et rit, puis nous sommes rentrées au petit matin.